« 2007-04 | Page d'accueil
| 2007-06 »
31.05.2007
Métabolisme territorial
J'ai reçu par mail le sommaire de l'excellent magazine LaRevueDurable qui paraitra mi-juin (cliquer sur la vignette pour voir l'image correctement). Le dossier de ce numéro sera consacré à l'écologie industrielle et au métabolisme territorial.
Explications :
L'écologie industrielle consiste à envisager et à étudier le système industriel comme un cas particulier d'écosystème. Appelé aussi « économie circulaire », cette approche cherche à faire évoluer le système économique vers un fonctionnement en boucle, dans lequel les déchets des uns - ménages, industries, administrations - sont les ressources des autres. L'énergie solaire constituant le seul apport extérieur d'énergie au système.
Utiliser en boucle les chiffons, le verre, les os d'animaux, les excréments et les métaux, c'est ce que faisait à très grande échelle la France au XIXe siècle. Victor Hugo écrivait alors : « Si notre or est fumier, en revanche notre fumier est or. » Mais depuis, toutes ces boucles ont été rompues avec l'invention du déchet et de la poubelle.
Ce dossier de LaRevueDurable fait le point sur des expériences qui, depuis une dizaine d'années, remettent à nouveau en pratique l'écologie industrielle en Europe. La ville de Lille et le canton de Genève sont les premières collectivités en France et en Suisse à avoir étudié leur métabolisme territorial - c'est-à-dire les flux de matières et d'énergie qui entrent et qui sortent de leur territoire - et à s'en servir comme outil de décision publique.
Le canton de Genève, le Club écologie industrielle de l'Aube et l'association Ecopal à Grande-Synthe tentent de faire coopérer les entreprises pour qu'elles utilisent les ressources en boucle. Au Royaume-Uni, 8000 entreprises participent à un programme national de recherche de synergies. Les quartiers Bedzed, près de Londres, et Nations, à Genève, sont deux exemples d'écologie territoriale qui impliquent des zones d'habitation.
Pour clore ce dossier, Suren Erkman fait le point de la situation de l'écologie industrielle en Europe et dans le monde.
Je suis spontanément intéressé par ce concept de métabolisme territorial. Nos sociétés modernes se sont développées grâce à l'énergie bon marché et abondante au cours du 20ème Siècle. Les stocks d'énergie fossile (uranium compris) se réduisant et la demande explosant, on commence à découvrir l'ajustement par le prix qui va faire beaucoup de dégats dans les années qui viennent. Dégats économiques et sociaux avant tout. Des territoires vont se trouver en difficulté (la Bretagnene produit que 5% de l'énergie qu'elle consomme par exemple) car ils sont en déséquilibre flagrant. Cette idée de métabolisme territorial doit sans doute permettre de faire le lien entre une collectivité locale et ses besoins physiques.
J'ai hâte d'en lire plus sur le sujet !
23:00 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
So Watt : Du design dans l'énergie
Un article de La Tribune présente l'exposition "So Watt ! Du design dans l'énergie " installée à l'espace EDF Electra à Paris jusqu'au 9 septembre. Cette expo a deux objectifs : penser sa consommation d'énergie en termes d'économie et rendre sensible l'invisible. Pour cela, des designers internationaux ont été mis à contribution.
Les pistes pour matérialiser l'énergie dans l'habitat sont nombreuses :

J'espère que cette exposition connaîtra un grand succès et qu'EDF, ou ses concurrents, exploiteront ces idées pour rendre nos logements plus sensibles à l'énergie. Je suis persuadé que c'est une direction riche en solutions (cf. mon précédent post sur les systèmes d'affichage des consommations d'électricité domestique).
21:23 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Rennes - Seville
Bon alors comment faire pour se rendre à Séville depuis Rennes en étant le plus écologique possible ?
J'interroge Google maps pour connaître l'itinéraire en voiture et la distance que cela représente. Verdict : 1617 km à faire en environ 16h30 de route. Aouch...
Seconde étape : sncf.com. J'ai dit précédemment tout le mal que je pensais du site pour l'international, mais essayons quand même. Et pour simplifier la chose, partons de Paris. Résultat : une proposition... non vendue sur Internet. :( Train de nuit Paris-Madrid, changement de gare, puis Madrid Seville. Durée du trajet 16h47. Si je rajoute le Rennes-Paris, ça me fait 20h25 de trajet. Le hic : j'arrive à midi alors qu'il faudrait que je sois sur place dès le matin. Aïe !
Troisième étape : Die Bahn. Et je leur fais confiance, je pars directement de Rennes. Résultat : quatre propositions... moins rapides que celle de la sncf. Le trajet le moins long dure tout de même 23h25. Mais il y en a une qui me fait arriver le matin à 8h40 à Séville. Le trajet est différent : Rennes - Lyon - Montpellier - Barcelone - changement de gare - Seville. Trois changements en 24h. Ouf...
Quatrième étape : l'avion. Le site d'Air France m'indique quatre possibilités au départ de Rennes avec changement d'aéroport à Paris (ou pas), le tout pour une durée comprise entre 6h05 et 8h40 et au moment de ma recherche 282 €. Bon, il faut rajouter mettons 1h30 de présence à l'aéroport de Rennes avant le départ. Mais on reste entre 7h35 et 10h15. J'arrive la veille à Seville donc il faudrait rajouter le coût de l'hôtel pour être plus complet.
Donc si je m'en tiens là (le site des chemins de fer suisse est indisponible actuellement), j'ai le choix entre 24h de train et j'arrive au matin pour travailler à un prix pour le moment inconnu et 8h avec l'avion et j'arrive la veille au soir pour me reposer dans un hôtel avant d'aborder les deux journées de travail. Spontanément, je dois bien dire que l'avantage est à l'avion. Et je ne parle pas du retour !
Mais voilà... qu'est-ce que je fais de mes principes ??? Quelles sont les émissions de GES de ces deux solutions ? Allons voir l'éco-comparateur de la sncf.
Suspense... Résultat : Aucune proposition de train ou de vol n'est disponible pour votre voyage. L'outil est décidément à améliorer si on veut que les utilisateurs avertis et courageux puissent comparer les émissions de GES au moment de planifier leurs déplacements.
Alors que faire ? Train ? Avion ? Avion + compensation comme vient de le faire Bix pour son Paris-Berlin ?
12:17 Publié dans Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.05.2007
Pacte écologique pour les législatives
Grégoire, l'écolo du jour, attire notre attention sur le fait qu'aucun de onze ministres-candidat(e)s n'a encore signé la version législative du pacte écologique de Nicolas Hulot. Je vous conseille la lecture de
son post, et je vais de ce pas vérifier sur le site du pacte écologique quels candidats de ma circonscription l'ont signé.
Rappel des engagements qu'implique la signature du pacte écologique pour les candidats :
- Considérer les enjeux écologiques comme une priorité commune qui dépasse les clivages entre partis politiques et faire de la France un pays exemplaire en matière de développement durable.
- Faire de la lutte contre le changement climatique et de la préservation de la biodiversité les déterminants majeurs de l'action publique.
- Engager immédiatement une révision fondamentale des politiques de l'énergie, du transport et de l'agriculture.
- Défendre des propositions en cohérence avec les objectifs et propositions du Pacte écologique.
- Mettre en place les outils économiques, juridiques, technologiques et éducatifs pour adapter ou réduire notre consommation en fonction des exigences écologiques et sociales actuelles et futures.
- Me prononcer sur la proposition concrète visant à adapter le fonctionnement des assemblées parlementaires aux objectifs du Pacte (notamment par la création d'une commission permanente et/ou d'une délégation au développement durable).
- Prendre des positions sur les problématiques locales en cohérence avec le Pacte écologique.
- Accepter et maintenir un dialogue régulier sur les grands enjeux écologiques avec les ONG environnementales.
PS : très peux de candidats semblent l'avoir signé en Ille-et-Vilaine. Je vais poster des commentaires chez ceux disposant de blogs. A noter : Philippe Tourtelier l'a signé.
23:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Le train plus que l'avion
Depuis que j'ai pris conscience du défi que représente le changement/réchauffement climatique, j'ai fait évoluer un certain nombre de mes comportements. J'essaye de mettre mes actes en cohérence avec mes discours. En particulier dans le domaine du transport.
Il y a quelques mois, j'ai du me rendre à Bratislava pour deux jours. La solution la plus simple était de prendre l'avion à Paris. J'ai pas mal cherché et j'ai fini par trouver (pas sur le site de la sncf qui est nul dès qu'il s'agit de sortir des frontières de l'hexagone, mais sur celui de la DBahn et sur celui des chemins de fer suisse qui sont tous deux excellents et en français s'il-vous-plait !) des horaires de train qui me permettaient de ne pas y passer trop de temps (voyager de nuit sur le Paris-Vienne, ah ! le charme des wagons-couchette, l'Orient-Express, les films d'espion pendant la guerre froide, etc.). De toutes les personnes que je retrouvais sur place, j'étais le seul à avoir fait cet "effort" de prendre le train. Bon, ce n'était pas forcément évident pour les autres non plus (je pense aux portugais par exemple), mais quand même !
Plus récemment, c'est à Montpellier que je me suis rendu. Et là encore j'ai du batailler pour que le déplacement se fasse en train et non pas en soulevant la masse d'un, voire de deux, avion(s). Mais au final, ce temps passé dans le train a permis plus d'échange avec mes collègues et nous travaillons maintenant plus efficacement ensemble.
Fier de ces deux victoires sur l'avion, je me suis mis à claironner qu'en Europe on pouvait aller partout en train. Que l'avion était pour les fénéants, les hommes pressés et toux ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. D'ailleurs, JM Jancovici n'avait-il pas dit sur France Inter qu'il se déplaçait en train et n'utilisait jamais l'avion. Qu'il n'avait pas besoin d'aller aux Etats-Unis et que si ça s'imposait tout de même il était tout à fait possible de s'y rendre en bateau en 6 jous !
Mais voilà, la route est longue, les obstacles nombreux et les tentations grandes pour qui cherche à être économe en énergie. Ma prochaine mission est Séville. toodoo-teedoo

22:38 Publié dans Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Communiquer autour du changement climatique
Vu sur blogvert, la campagne de com' du WWF Finlande autour du changement climatique. Les animaux polaires sont les nouveaux sans-domicile créés par nos sociétés. Leur habitat est en cours de destruction, ils n'ont plus de refuge. L'idée est bonne et accrocheuse. Tout comme la représentation graphique, très inspirée de l'image des rues des mégalopoles américaines et de ses homeless, symboles de l'ultra-libéralisme et de la société de compétition qui laisse sur le bas-côté ceux qui ne savent pas s'adapter.
21:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.05.2007
Le Cameroun pourrait revenir au rationnement de l'électricité
Le Cameroun a connu en 2006 une saison sèche "particulièrement rude" qui a affecté le débit du fleuve Sanaga et donc la production des deux principaux barrages hydroélectriques du pays. La production devenant temporairement inférieure à la demande, c'est tout l'arsenal d'une gestion de crise qui est sorti : gestion rationelle des réserves dans les retenues d'eau, recours à l'ensemble des moyens de production thermiques du pays, et accords commerciaux avec les clients industriels en vue d'une réduction de leur consommation au profit des ménages. (info trouvée sur allafrica.com)
Que l'on ne se méprène pas. Ce qui arrive aujourd'hui au Cameroun pourrait fort bien arriver après-demain en France. Une saison sèche "particulièrement rude" pourrait sans doute mettre également à rude épreuve le potentiel de production hydroélectrique. Et une partie du parc électro-nucléaire serait probablement concerné si les débits des fleuves assurant le refroidissement des centrales devenait insuffisant. Alors, bien sûr, le réseau électrique français est interconnecté avec celui de ses voisins européens. Mais les sècheresses ne connaissent en général pas les frontières.
On a déjà frôlé le black-out, les difficultés d'approvisionnement arriveront bien un jour ou l'autre. Et ce n'est pas en mettant en service de nouvelles capacités de production que l'on résoudra quoi que ce soit. La réponse doit être plus complète que ça et s'appuyer sur une politique de réduction de la demande d'énergie à long terme. Après tout, le facteur 4 ce n'est rien d'autre !
23:25 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Créer c'est résister
Dénoncer est stérile si on est incapable d’énoncer.
Edgar Morin (Le Monde 2, 5 mai 2007)
22:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.05.2007
Actions immédiates
En me promenant sur rue89.com, je suis tombé sur les articles de Hélène Crié-Wiesner sur le très léger verdissement actuel de W. (et encore, seulement sur la scène locale, pas sur l'internationale). Dans le contexte de redémarrage à la hausse de l'essence, W. a posé, le 14 mai dernier, comme objectif pour la fin de son mandat des normes de réduction de la consommation des moteurs automobiles.
Cela pourrait être lié, relaie la journaliste, au récent sondage New York Times/CBS News: 78 % des Américains considèrent que les changements climatiques nécessitent des "actions immédiates". Al Gore est visiblement passé par là !
23:45 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.05.2007
Dérapage incontrôlé
Les émissions de dioxyde de carbone (CO2), un des principaux gaz à effet de serre, ont augmenté dans le monde de manière alarmante entre 2000 et 2004, à un rythme 3 fois supérieur à celui des années 1990. C'est ce qu'indique une étude scientifique US publiée lundi. Cette croissance accélérée des émissions de CO2 est largement due à la hausse de la consommation d'énergie et à l'augmentation de carbone dans la production d'énergie, selon cette étude Le rapport montre aussi que les émissions de CO2 ont augmenté plus vite depuis 2000 que dans le pire scénario envisagé par le Giec.
10:10 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






