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25.08.2007
Beau temps
Journée détente aujourd'hui. Nous sommes allés à St Servan, juste à côté de St Malo. Le temps était très agréable, on pourrait même dire estival ! On a flané dans la rue principale jusqu'à entrer dans une petite boutique de prêt-à-porter naturel et équitable et d'artisanat solidaire, Terre Etik. J'en suis finalement ressorti avec un t-shirt manches longues maron-orange très très sympa de chez Ideo. Bon, en regardant sur leur site, je viens de me rendre compte que c'est la collection de l'année dernière. Mais du coup il était moins cher et il n'en est pas moins superbe.

Ensuite, ça a été pique-nique sur la plage avec le Libé, acheté spécialement pour lire le portrait des deux compères de NeoMansLand (dont je ne saurais trop vous recommander la lecture d'ailleurs : beaucoup d'infos sur le mode de vie vert en devenir).

21:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.08.2007
Vacances, j'oublie tout
Un peu énervé ce soir après avoir vu l'annonce sur M6 du Zone Interdite de dimanche. Quels sujet chaud va être couvert par les intrépides reporters qui osent au mépris de rien du tout fabriquer cette zone interdite à toute intelligence ? Je te l'donne en mile, Emile : les vacances de milliardaires. C'est d'actualité, certes. Les vacances. Les miliardaires ? Il n'y en a jamais eu autant, donc je suppose que c'est aussi d'actualité. Bref, pourquoi pas après tout. Il faut bien faire saliver mouiller rêver ces veaux nos conso-mateurs le bon peuple de France.
Et là c'est la déferlante de jet-set, de yacht, de champ', de coke. Le ballet du grand n'importe quoi.
Les pérégrinations parfois surprenantes et non dénuées d'imprévus pour trois vacanciers milliardaires. Au sommaire :
"Christian Audigier, 48 ans, a réalisé son rêve américain". Français originaire d'Avignon, Christian Audigier a fait fortune aux Etats-Unis en créant une marque de vêtements. Virée en moto à Las Vegas et organisation d'une fête somptueuse pour son anniversaire sont au programme de ses vacances.
"Denise Rich, ex-épouse du milliardaire américain Marc Rich". Cette figure de la jet-set internationale fait un périple de New York à Marrakech, en passant par Cannes et Saint-Tropez.
"Le Français Max Azria, l'une des grandes réussites du monde de la mode". Propriétaire d'un groupe de 17 marques, Max Azria a prévu une croisière entre Saint-Tropez et la côte Amalfitaine sur un yacht de 60 mètres. Une périple qui lui réserve quelques surprises.
Moi qui voulait écrire un post sur les vacances écolo, je suis calmé. Voir autant de déconnexion entre ce monde artificiel dont on veut nous faire croire qu'il est la juste récompense d'une réussite brillante et la marche du monde, ça me fout la gerbe. Nous détruisons consciencieusement notre support de vie dans un tourbillon infernal de consommation et en plus, les pires gaspilleurs de ressources sont placés sur le devant de la scène alors qu'ils devraient être dénoncés pour leur comportement aveugle et criminel !
Alors le post sur les vacances écolo, ce sera pour plus tard. Ce soir, c'est coup de gueule.
D'ailleurs quand l'IFEN (l'Institut Français de l'ENvironnement) sort les statistiques montrant le caractère polluant des vacances, il met en exergue et à juste titre la responsabilité écrasante des déplacements en voiture. Il serait intéressant de pousser l'analyse un peu plus loin et d'arriver à sortir le coût environnemental des vacances en fonction des revenus des foyers. Et les pauvres ne seraient surement pas les pollueurs !
23:00 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Avec flash, c'est mieux

10:01 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.08.2007
Hollywood à la chlorophylle, Libé dans les choux
Alors que Leonardo DiCaprio, dont je mentionnais l'engagement écologiste, produit un documentaire intutlé The 11th hour (Le dernier virage en VF). Le slogan du film est "Consume less - Live More". On dirait du Nike. C'est aussi simple et direct que ça.

Bref, pour revenir à l'article, il ne fait pas une critique du film, mais dépeind le passage au vert de l'industrie du film et de quelques uns de ses représentants les plus connus. Bien sur, c'est facile de s'indigner du greenwashing (on repeind la façade en vert sans rien changer derrière) qui donne bonne conscience en s'appuyant sur les annonces autour d'Evan Tout Puissant (2025 arbres plantés en Virginie, matériaux de construction recyclés, acier refondu et argent de la vente de l'acier versé à Habitat for Humanity) ou de 24. Et on ne retient pas un sourire moqueur envers la révélation d'Harrison Ford, le courage de Pierce Brosnan ou la vigilance d'Orlando Bloom qui pense à éteindre la lumière derrière lui. Bref, le ton de l'article est moqueur et finit de dénoncer la tartufferie en rappelant que le cinéma et la télévision sont à eux deux le second pollueur de Californie.
Effectivement, l'exemplarité écolo de certains acteurs est à l'écologie ce qu'était la charité bourgoise au 19ème Siècle à la solidarité : une bonne conscience achetée à peu de frais. Et alors ? Ne faut-il pas un début à tout ? Ces icônes modernes ne jouent-elles pas leur rôle ? Quand Madonna porte des adidas, c'est toute l'économie de la chaussure de sport qui gambade. Leo popularie la Prius et je trouve ça très bien. Si notre société s'est construit un nouveau mythe, c'est autour de ces figures internationales. Qu'elles se saisissent de cette problématique et les objets/services à faible consommation énergétique se populariseront.
Au fait, comme le rappelle Franck, que fait le milieu du cinéma français ? A ma connaissance, il y a Lambert Wilson avec Greenpeace. Nicolas Hulot, bien sûr. Il y en a sans doute d'autres. Et les chaînes ? Il y a eu la série d'émissions avec Yann-Arthus Bertrand. Mais à quand une mobilisation du niveau du téléthon autour du triptique sobriété énergétique - éfficacité énergétique - énergies renouvelables pour nous mobiliser collectivement et massivement à consommer moins et vivre plus ?
Pour des informations sur le contenu du film ou son positionnement, on se reportera plutôt sur l'excellent site worldchanging.com ou on consultera les notes de production en français.
À la Onzième Heure, un changement reste possible.
Ce film explique comment nous en sommes arrivés là – comment nous vivons, comment nous impactons l’écosystème, et ce que nous pouvons faire pour changer de cap avant qu’il ne soit trop tard. Articulé sur une série d’entretiens avec des experts du monde entier, tels l’ancien Premier ministre soviétique Mikhaïl Gorbatchev, le savant Stephen Hawking, l’ancien directeur de la CIA James Woolsey, les spécialistes du développement durable William McDonough et Bruce Mau et une cinquantaine de scientifiques, penseurs et politiciens de réputation mondiale, LA 11ÈME HEURE, LE DERNIER VIRAGE expose les problèmes clés auxquels sont confrontés la Terre et ses habitants.
16:14 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Warm Words
Voici une traduction personnelle et approximative de la fin du résumé de l'étude dans son rapport Warm Words.
La plupart des approches existantes en communication sur le changement climatique semblent clairement inefficaces. Et ce n'est pas suffisant de simplement produire encore plus de messages, basés sur un argumentaire rationnel et une persuasion top-down, destinés à convaincre les gens de la réalité du changement climatique et à les encourager à agir. A la place, nous devons travailler d'une manière plus fine et plus contemporaine en utilisant des techniques subtiles d'engagement.
Pour aider à prendre en compte la nature chaotique du discours sur le changement climatique en Grande-Bretagne, les agences conecrnées ont maintenant besoin de considérer la bataille comme gagnée, au moins pour les communications grand public. Cela signifie simplement se comporter comme si le changement climatique existe et est réel et que les actions individuelles sont efficaces. Les faits doivent être traités comme n'ayant plus besoin d'être discutés.

S'opposer aux forces énormes du changement climatique nécessite un effort surhumain ou héroïque. Les normes culturelles (que nous supposons normalement vraies) sont que les héros, ceux qui agissent, sont puissants et accomplissent de grandes actions, sont extraordinaires alors que les mortels ordinaires ne font rien ou de mauvaises choses. La position mythique, celle qui occupe l'espace a priori impossible, est celle du héros ordinaire. Le mythe de l'héroïsme ordinaire est potentiellement puissant parce qu'il est profondément enraciné dans la culture britannique de l'esprit de Dunkerque au Live Aid.
- S'adresser à des groupes délimités par des valeurs partagées et des comportements plutôt que par des données démographiques, associant à de grands groupes de gens les comportements souhaités comme étant simplement "le genre de choses que les gens comme nous font".
- Prendre en compte le fait que les besoins d'une majorité de gens sont associés à leur estime : ils veulent se sentir spéciaux et sont habitués à y arriver par leurs actes et leurs achats, plutôt que par ce qu'ils ne font pas ou n'achètent pas.
- Travailler sur la base que les gens font plus confiance à d'autres gens qu'aux gouvernements, entreprises et autres institutions.
- Utiliser des approches non rationnelles comme des métaphores aussi bien que des approches plus réalistes pour permettre aux gens de s'engager émotionnellement et rendre attractif les comportements désirés.
En fin de compte, les comportements positifs doivent être approchés de la même façon que les professionnels du marketing considèrent les actes d'achat et de consommation. C'est le contexte pertinent pour les communications sur le changement climatique en Grande-Bretagne aujourd'hui, et pas les modèles de campagne de communication ou de service public. C'est équivalent à traiter les activités éco-responsables comme une marque qui peut être vendue. C'est, nous le pensons, le chemin pour un changement de comportement massif.
14:20 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.08.2007
Clooney, Dominici et Laporte contre le changement climatique (ou comment faire un bon titre)
17:00 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les promoteurs anglais tuent l'initiative locale
Mais la Ministre du logement, Yvette Cooper, qui souhaitait l'an dernier la généralisation de cette réglementation, va bientôt l'abolir et en rendre l'adoption impossible. Et ce, à la demande de la fédération des constructeurs de logements qui se prononce pour une réglementation nationale sur 10 ans plutôt que sur une multiplication de textes locaux. Les collectivités locales sont accusées de fixer des cibles sans s'interroger sur la possibilité de les atteindre et le coût que cela représente.
De l'autre côté, l'industrie des énergies renouvelables soutient ce texte qui est à la base de plusieurs gros projets alors que les subventions nationales changent régulièrement et épuisent leurs crédits.
Les gros promoteurs fonctionnent avec une logique industrielle : un même modèle de développement qui est utilisé sur toutes leurs opérations. Etre obligé de s'adapter à des contraintes différentes à chaque fois est synonyme de perte de temps, et donc d'argent. D'où la demande pour une réglementation nationale. L'initiative locale est un des meilleurs leviers pour réduire collectivement nos émissions de GES. La supprimer revient à se tirer une balle dans le pied.
16:10 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.08.2007
Une piste pour prévenir la déforestation
C'est le titre du billet que Denis Delbecq, qui anime le blog Effets de terre, consacre à la proposition de six chercheurs (da Fonseca, Rodriguez, Midgley, Busch, Hannah et Mittermeier) pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Ils ont proposé cette semaine dans la revue scientifique «libre» PLoS Biology de prévenir plutôt que de guérir et de récompenser contre espèces sonnantes et trébuchantes (à hauteur de 300 à 1800 millions de dollars chaque année suivant le mécanisme choisi) les pays qui ne déboisent pas leur forêt primaire.
Au lieu de consacrer des fonds à reboiser, et donc quelque part s'inscrire dans la continuité du mouvement de déforestation, il est plus pertinent de chercher à éviter cette perte sèche de biodiversité et cette émission massive de GES dans l'atmosphère. Bien sûr, c'est extrêmement iconoclaste. Cela revient à fixer une valeur à un écosystème. En fait, non pas à l'écosystème en tant que tel, mais à l'acte de préservation ou de bonne gestion.
Et si cette idée faisait on chemin ? Dans un domaine différent, c'est exactement le schéma qui a été appliqué par la région Bourgogne (si je ne me trompe pas) qui a récompensé quelques automobilistes pour bonne conduite (vu au JT de France 2). C'était plus de l'ordre symbolique, mais l'idée reste la même.
Je suis persuadé qu'il y a d'autres cas de figure où ce serait très utile de fonctionner suivant ce système.
22:13 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Looking for a - good - job
Je farfouillais sur Viadeo à la recherche d'anciennes connaissances quand je suis tombé sur le profil de Bruno Rebelle, ancien directeur de Greenpeace France, puis Directeur International des Programmes de Greenpeace (N°2 de l'organisation dans le monde, s'il vous plait !), et enfin conseiller environnement et développement durable de Ségolène Royal durant la dernière campagne présidentielle.
Manifestement Bruno (oui, je l'appelle par son prénom, comme toutes les personnes qui ont, un jour ou l'autre dormi dans mon vieux canap', ah ah scoop !!), est à la recherche d'un emploi à la hauteur de ses capacités. Donc si vous travaillez dans une organisation internationale sur des thématiques environnementales, vous pourriez être intéressé pour recruter un collaborateur de son niveau.
Bon, les ONG internationales environnementales ne sont pas si nombreuses que ça. Alors une structure des nations unies ? L'Europe ? Une mission spéciale auprès de Nathalie Kosciusko-Morizet ? Tiens, j'ai peine à croire que ses qualités ne soient pas utiles durant le Grenelle de cet automne. Mais auprès de qui ?!?
10:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.08.2007
Les économies d'énergie aux Presses des Mines
Je viens juste de recevoir deux livres commandés aux Presses des Mines de Paris.
Il s'agit de Les économies d'énergie dans l'habitat existant - Une opportunité si difficile à saisir ? d'Olivier David et Adeline Fabre. Lire les premières pages. Voir la table des matières.

Et de Cooling the cities - Rafraîchir les villes, livre coordonné par M. Santamouris (en anglais mais avec résumé en français). Lire les premières pages.
16:28 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

