21.08.2007
Hollywood à la chlorophylle, Libé dans les choux
Alors que Leonardo DiCaprio, dont je mentionnais l'engagement écologiste, produit un documentaire intutlé The 11th hour (Le dernier virage en VF). Le slogan du film est "Consume less - Live More". On dirait du Nike. C'est aussi simple et direct que ça.

Bref, pour revenir à l'article, il ne fait pas une critique du film, mais dépeind le passage au vert de l'industrie du film et de quelques uns de ses représentants les plus connus. Bien sur, c'est facile de s'indigner du greenwashing (on repeind la façade en vert sans rien changer derrière) qui donne bonne conscience en s'appuyant sur les annonces autour d'Evan Tout Puissant (2025 arbres plantés en Virginie, matériaux de construction recyclés, acier refondu et argent de la vente de l'acier versé à Habitat for Humanity) ou de 24. Et on ne retient pas un sourire moqueur envers la révélation d'Harrison Ford, le courage de Pierce Brosnan ou la vigilance d'Orlando Bloom qui pense à éteindre la lumière derrière lui. Bref, le ton de l'article est moqueur et finit de dénoncer la tartufferie en rappelant que le cinéma et la télévision sont à eux deux le second pollueur de Californie.
Effectivement, l'exemplarité écolo de certains acteurs est à l'écologie ce qu'était la charité bourgoise au 19ème Siècle à la solidarité : une bonne conscience achetée à peu de frais. Et alors ? Ne faut-il pas un début à tout ? Ces icônes modernes ne jouent-elles pas leur rôle ? Quand Madonna porte des adidas, c'est toute l'économie de la chaussure de sport qui gambade. Leo popularie la Prius et je trouve ça très bien. Si notre société s'est construit un nouveau mythe, c'est autour de ces figures internationales. Qu'elles se saisissent de cette problématique et les objets/services à faible consommation énergétique se populariseront.
Au fait, comme le rappelle Franck, que fait le milieu du cinéma français ? A ma connaissance, il y a Lambert Wilson avec Greenpeace. Nicolas Hulot, bien sûr. Il y en a sans doute d'autres. Et les chaînes ? Il y a eu la série d'émissions avec Yann-Arthus Bertrand. Mais à quand une mobilisation du niveau du téléthon autour du triptique sobriété énergétique - éfficacité énergétique - énergies renouvelables pour nous mobiliser collectivement et massivement à consommer moins et vivre plus ?
Pour des informations sur le contenu du film ou son positionnement, on se reportera plutôt sur l'excellent site worldchanging.com ou on consultera les notes de production en français.
À la Onzième Heure, un changement reste possible.
Ce film explique comment nous en sommes arrivés là – comment nous vivons, comment nous impactons l’écosystème, et ce que nous pouvons faire pour changer de cap avant qu’il ne soit trop tard. Articulé sur une série d’entretiens avec des experts du monde entier, tels l’ancien Premier ministre soviétique Mikhaïl Gorbatchev, le savant Stephen Hawking, l’ancien directeur de la CIA James Woolsey, les spécialistes du développement durable William McDonough et Bruce Mau et une cinquantaine de scientifiques, penseurs et politiciens de réputation mondiale, LA 11ÈME HEURE, LE DERNIER VIRAGE expose les problèmes clés auxquels sont confrontés la Terre et ses habitants.
16:14 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Warm Words
Voici une traduction personnelle et approximative de la fin du résumé de l'étude dans son rapport Warm Words.
La plupart des approches existantes en communication sur le changement climatique semblent clairement inefficaces. Et ce n'est pas suffisant de simplement produire encore plus de messages, basés sur un argumentaire rationnel et une persuasion top-down, destinés à convaincre les gens de la réalité du changement climatique et à les encourager à agir. A la place, nous devons travailler d'une manière plus fine et plus contemporaine en utilisant des techniques subtiles d'engagement.
Pour aider à prendre en compte la nature chaotique du discours sur le changement climatique en Grande-Bretagne, les agences conecrnées ont maintenant besoin de considérer la bataille comme gagnée, au moins pour les communications grand public. Cela signifie simplement se comporter comme si le changement climatique existe et est réel et que les actions individuelles sont efficaces. Les faits doivent être traités comme n'ayant plus besoin d'être discutés.

S'opposer aux forces énormes du changement climatique nécessite un effort surhumain ou héroïque. Les normes culturelles (que nous supposons normalement vraies) sont que les héros, ceux qui agissent, sont puissants et accomplissent de grandes actions, sont extraordinaires alors que les mortels ordinaires ne font rien ou de mauvaises choses. La position mythique, celle qui occupe l'espace a priori impossible, est celle du héros ordinaire. Le mythe de l'héroïsme ordinaire est potentiellement puissant parce qu'il est profondément enraciné dans la culture britannique de l'esprit de Dunkerque au Live Aid.
- S'adresser à des groupes délimités par des valeurs partagées et des comportements plutôt que par des données démographiques, associant à de grands groupes de gens les comportements souhaités comme étant simplement "le genre de choses que les gens comme nous font".
- Prendre en compte le fait que les besoins d'une majorité de gens sont associés à leur estime : ils veulent se sentir spéciaux et sont habitués à y arriver par leurs actes et leurs achats, plutôt que par ce qu'ils ne font pas ou n'achètent pas.
- Travailler sur la base que les gens font plus confiance à d'autres gens qu'aux gouvernements, entreprises et autres institutions.
- Utiliser des approches non rationnelles comme des métaphores aussi bien que des approches plus réalistes pour permettre aux gens de s'engager émotionnellement et rendre attractif les comportements désirés.
En fin de compte, les comportements positifs doivent être approchés de la même façon que les professionnels du marketing considèrent les actes d'achat et de consommation. C'est le contexte pertinent pour les communications sur le changement climatique en Grande-Bretagne aujourd'hui, et pas les modèles de campagne de communication ou de service public. C'est équivalent à traiter les activités éco-responsables comme une marque qui peut être vendue. C'est, nous le pensons, le chemin pour un changement de comportement massif.
14:20 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.08.2007
Clooney, Dominici et Laporte contre le changement climatique (ou comment faire un bon titre)
17:00 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.08.2007
Une piste pour prévenir la déforestation
C'est le titre du billet que Denis Delbecq, qui anime le blog Effets de terre, consacre à la proposition de six chercheurs (da Fonseca, Rodriguez, Midgley, Busch, Hannah et Mittermeier) pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Ils ont proposé cette semaine dans la revue scientifique «libre» PLoS Biology de prévenir plutôt que de guérir et de récompenser contre espèces sonnantes et trébuchantes (à hauteur de 300 à 1800 millions de dollars chaque année suivant le mécanisme choisi) les pays qui ne déboisent pas leur forêt primaire.
Au lieu de consacrer des fonds à reboiser, et donc quelque part s'inscrire dans la continuité du mouvement de déforestation, il est plus pertinent de chercher à éviter cette perte sèche de biodiversité et cette émission massive de GES dans l'atmosphère. Bien sûr, c'est extrêmement iconoclaste. Cela revient à fixer une valeur à un écosystème. En fait, non pas à l'écosystème en tant que tel, mais à l'acte de préservation ou de bonne gestion.
Et si cette idée faisait on chemin ? Dans un domaine différent, c'est exactement le schéma qui a été appliqué par la région Bourgogne (si je ne me trompe pas) qui a récompensé quelques automobilistes pour bonne conduite (vu au JT de France 2). C'était plus de l'ordre symbolique, mais l'idée reste la même.
Je suis persuadé qu'il y a d'autres cas de figure où ce serait très utile de fonctionner suivant ce système.
22:13 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.06.2007
Le nucléaire, fausse solution pour le climat
Les 440 réacteurs nucléaires en activité dans le monde permettent seulement d'éviter 4 à 6 % de nos émissions de CO2. Les réserves d'uranium naturel sont estimées à soixante-dix ans environ au rythme de consommation actuelle. L'adoption par tous les pays industrialisés du soi-disant modèle français (soit 17 % de l'énergie d'origine nucléaire) épuiserait ces réserves en une décennie.
Source : Greenpeace magazine, été 2007
00:18 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.06.2007
Compensation
Alors, pour en partie me donner bonne conscience malgré ce renoncement personnel, je vais compenser.
Compenser ? De quoi s'agit-il ? Le CO2 qu'émettront les avions sera de toutes façons émis dans l'atmosphère.
Alors que signifie "compenser" ? Est-ce que c'est absorber autant de CO2 que le trajet en avion en aura émis ? En plantant des arbres par exemple ? C'est effectivement une possibilité que proposent un certain nombre d'opérateurs. L'idée est alors que les arbres plantés servent à absorber du CO2 émis par l'homme (jusqu'à 1 tonne d'équivalent CO2 durant la croissance d'un arbre). Ca semble parfait et logique d'investir pour que des gaz à effet de serre soient captés. Il n'y a qu'à planter des forêts !
Oui, mais... Car il y a un mais. La carbone qui est effectivement stocké dans le bois durant sa croissance peut très rapidement repartir dans l'atmosphère si le bois est brûlé par exemple. Il n'y a aucune certitude sur la durée sur l'avenir des arbres plantés pour compenser des émissions de GES. Et c'est bien là tout le problème. La reforestation n'agit pas à la source et n'est donc pas la voie à privilégier pour agir sur les émissions de CO2.
Quelle autre solution existe-t-il alors ? Les alternatives à la reforestation dans les mécanismes de compensation s'appuient sur l'idée de remplacer des équipements polluants dans les pays du Sud (lampes, fours, etc) par des systèmes économes en énergie. Il s'agit alors de faire en sorte que d'autres émettent moins de CO2 à ma place. Et par la même occasion, ces projets concourent à l'amélioration des conditions de vie des personnes qui en bénéficient. C'est le principe des mécanismes de développement propre du protocole de Kyoto.
Il existe combien de prestataire faisant de la compensation de CO2 en France ? Quelles sont leurs points communs et leurs spécificités ? L'Ademe a publié récemment (février 2007) un état des lieux sur ces prestataires. Quelques informations :
- Il existe 31 structures au niveau international dont la moitié n'a pas plus d'un an.
- Il y a une distinction forte entre Nord-américains et Australien d'une part et Européens d'autre part. Les premiers développent surtout des projets dans leur propre pays, les Européens majoritairement dans les pays du Sud.
- Les projets portent principalement sur l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables (tiens deux des volets de la trilogie negawatt !!) et plus rarement sur le reboisement.
- Le prix à payer pour compenser une tonne de carbone dépend des opérateurs et varie tout de même entre 6 et 24 €.
- Action Carbone, structure lancée conjointement par l'Ademe et GoodPlanet, l'association présidée par Yann-Arthus Bertrand. La tonne de carbone y coûte 15 € et sert à financer tout type de projets.
- Climat Mundi est une entreprise qui pour 20 € la tonne finance des projets relatifs aux énergies renouvelables et à la maîtrise de l'énergie.
- CO2solidaire, structure créée par le GERES (Groupe Energies Renouvelables Environnement et Solidarités). La tonne y vaut 24 €. A la particularité de monter ses propres projets (énergies renouvelables et maîtrise de l'énergie).
Mon choix se porte sur CO2solidaire pour cette dernière raison. On peut avoir sur leur site une idée des projets en cours :
- Economie de bois de feu au Cambodge Potentiel: 250 000 tonnes de CO2 par an.
- Maîtrise de l'énergie au Maroc Potentiel du projet: CO2 évité: en cours d'évaluation.
- Énergie solaire et hydroélectricité en Afghanistan Potentiel du projet: 2 800 tonnes de CO2 évité par an.
- Énergie solaire et développement rural en Inde (Himalaya) Objectifs: 1 400 tonnes de CO2 évité par an.
Mon AR entre Paris et Séville est estimé à 0.85 tonne d'équivalent CO2 et me coûtera 21 € (soit seulement 7,14 € avec la réduction d'impôt de 66% pour don aux oeuvres d'intérêt général).
23:08 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.05.2007
Actions immédiates
En me promenant sur rue89.com, je suis tombé sur les articles de Hélène Crié-Wiesner sur le très léger verdissement actuel de W. (et encore, seulement sur la scène locale, pas sur l'internationale). Dans le contexte de redémarrage à la hausse de l'essence, W. a posé, le 14 mai dernier, comme objectif pour la fin de son mandat des normes de réduction de la consommation des moteurs automobiles.
Cela pourrait être lié, relaie la journaliste, au récent sondage New York Times/CBS News: 78 % des Américains considèrent que les changements climatiques nécessitent des "actions immédiates". Al Gore est visiblement passé par là !
23:45 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.05.2007
Dérapage incontrôlé
Les émissions de dioxyde de carbone (CO2), un des principaux gaz à effet de serre, ont augmenté dans le monde de manière alarmante entre 2000 et 2004, à un rythme 3 fois supérieur à celui des années 1990. C'est ce qu'indique une étude scientifique US publiée lundi. Cette croissance accélérée des émissions de CO2 est largement due à la hausse de la consommation d'énergie et à l'augmentation de carbone dans la production d'énergie, selon cette étude Le rapport montre aussi que les émissions de CO2 ont augmenté plus vite depuis 2000 que dans le pire scénario envisagé par le Giec.
10:10 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.05.2007
Gros score
Les émissions globales de gaz à effet de serre (GES) ont cru depuis l'époque pré-industrielle, avec une augmentation de 70% entre 1970 et 2004
C'est ce qu'écrivent les experts du GIEC (Groupe Intergouvernemental d'Etude sur le Climat) dans le résumé à l'intention des décideurs du groupe de travail III qui porte sur l'atténuation des changements climatiques. Ils précisent ensuite :
Les émissions de CO2 ont cru environ de 80% (28% depuis 1990) et représentent 77% des émissions anthropiques totales en 2004.
Si on est capable / coupable d'une augmentation de 70 ou 80 % en 34 ans, le facteur 4 d'ici 2050 ça doit être dans nos cordes, non ? Bon, je charieun peu, ce sera tout suf simple. Raison de plus pour s'y mettre dès maintenant individuellement et collectivement. Nous sommes tous co-responsables et surtout acteurs.
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27.04.2007
Comment rire du changement climatique et de la mort ?
Détendons l'atmphère...
Une brève du Vancouver Sun rapporte les conclusions d'une étude australienne selon laquelle la crémation humaine rejetterait directement 50 kg de CO2 sans compter le CO2 émis par la production d'énergie nécessaire.
Le journaliste propose d'imposer une limitation d'une crémation par personne...
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