20.08.2007
Les promoteurs anglais tuent l'initiative locale
Mais la Ministre du logement, Yvette Cooper, qui souhaitait l'an dernier la généralisation de cette réglementation, va bientôt l'abolir et en rendre l'adoption impossible. Et ce, à la demande de la fédération des constructeurs de logements qui se prononce pour une réglementation nationale sur 10 ans plutôt que sur une multiplication de textes locaux. Les collectivités locales sont accusées de fixer des cibles sans s'interroger sur la possibilité de les atteindre et le coût que cela représente.
De l'autre côté, l'industrie des énergies renouvelables soutient ce texte qui est à la base de plusieurs gros projets alors que les subventions nationales changent régulièrement et épuisent leurs crédits.
Les gros promoteurs fonctionnent avec une logique industrielle : un même modèle de développement qui est utilisé sur toutes leurs opérations. Etre obligé de s'adapter à des contraintes différentes à chaque fois est synonyme de perte de temps, et donc d'argent. D'où la demande pour une réglementation nationale. L'initiative locale est un des meilleurs leviers pour réduire collectivement nos émissions de GES. La supprimer revient à se tirer une balle dans le pied.
16:10 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.08.2007
Les économies d'énergie aux Presses des Mines
Je viens juste de recevoir deux livres commandés aux Presses des Mines de Paris.
Il s'agit de Les économies d'énergie dans l'habitat existant - Une opportunité si difficile à saisir ? d'Olivier David et Adeline Fabre. Lire les premières pages. Voir la table des matières.

Et de Cooling the cities - Rafraîchir les villes, livre coordonné par M. Santamouris (en anglais mais avec résumé en français). Lire les premières pages.
16:28 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 heures pour sauver le climat
Il est de notoriété publique que Leonardo Di Caprio est engagée en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. Ce que l'on sait moins, c'est que Jack Bauer l'est aussi !!

La Fox qui produit la série 24 heures chrono a lancé un projet intitulé Cool Change qui vise à réduire l'impact de ses émissions sur le réchauffement climatique. Dans ce cadre, la 7ème saison de 24 va prendre des mesures pour réduire et compenser ses émissions de GES avec l'objectif de parvenir à un season finale (le dernier épisode de la saison) complètement neutre en carbone.
Quelles sont ces mesures ? Les 26 véhicules diesel de la production et les 5 groupes électrogènes vont passer à un mélange de bio-diesel qui débutera à 5% pour augmenter progressivement. L'électricité du studio va être achetée à un fournisseur d'EnR (mais je ne suis pas sûr d'avoir bien compris... The show's electricity bills will go toward renewable-energy credits that will bring a share of wind, solar and water power to Los Angeles's grid.) Des véhicules vont être remplacés par des Prius. Moins de fossile, mais toujours autant d'énergie !!
La seule économie d'énergie véritable semble venir des scripts, plannings et mémos qui jusqu'à maintenant étaient livrés en voiture et seront désormais envoyés par mail.
La page Internet de la série donnera des conseils d'économie d'énergie et un spot avec Kiefer Sutherland sera diffusé. Pas révolutionnaire, mais toujours utile. Ce qui sera sans doute intéressant à suivre par contre, c'est la façon dont les scénaristes vont intégrer le réchauffement climatique dans l'intrigue puisque c'est ce qui est annoncé par la chaîne. Et ça, ça peut être intéressant. Je crois énormément aux vertus des fictions (livres, ciné, séries) pour mettre en scène des situations et ainsi populariser des problématiques et les intégrer à notre quotidien. Il faut que réduire sa consommation d'énergie devienne cool. Bon, je ne suis pas certain que ça aille jusque là dans 24, mais tout est bon à prendre, non ?
13:01 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Actu anglaise
Reprise d'activité après pas mal de chamboulement et de repos nécessaire pour recharger les batteries.
L'actualité est toujours aussi chargée de l'autre côté de la Manche avec des protestations contre le projet d'extension de l'aéroport d'Heathrow à Londres. Les écologistes ont prévu des actions cette semaine et ont dores et déjà commencé par installer un campement sur le site prévu de l'extension. Les forces de l'ordre ont mobilisé 1 800 agents pour prévenir toute manifestation (ça semble un peu disproportionné, non ????).

Toujours en Angleterre, c'est l'objectif des 20% de renouvelables pour 2020 posé par l'Europe qui fait parler de lui. Le Guardian a publié un rapport rédigé par des hauts fonctionnaires britanniques qui présente l'objectif de 20% d'EnR comme inatteignable et propose de rechercher "des interprétations statistiques de cet objectif". Ils jugent que le mieux que puisse faire le pays est un petit 9% (contre 2% aujourd'hui). Certes, ils partent de loin, mais ils ont aussi le plus important potentiel européen en terme d'énergie produite par le vent, les marées ou les vagues. Downing Street a par ailleurs répondu en renvoyant la balle vers la Commission Européenne pour lui demander de préciser comment atteindre les 20%. Il n'y a pas qu'en France que le nucléaire est bien défendu par les haut fonctionnaires ! Plus d'infos ici et là.
12:36 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.06.2007
Chauffeurs informés, CO2 évité
Quimper communauté a financé l'installation d'ordinateurs de bord pour mesurer les consommations en carburant et réduire les rejets de CO2. Une diminution de 5 % réduirait les rejets de 123 tonnes. Cinq bus ont été équipés pour 13 000 euros. Le conducteur peut ainsi voir, en direct, sa consommation. Parallèlement, un plan de formation est lancé. À raison de vingt-cinq conducteurs par an, les cent chauffeurs seront sensibilisés à la conduite en douceur d'ici 2010. Chacun disposera d'un badge personnel à introduire dans le système embarqué pour suivre sa consommation. Si l'objectif de 5 % est atteint, une partie de l'économie réalisée sera redistribuée aux salariés. Le montant du contrat qui lie l'agglomération à Kéolis, société qui gère le réseau de bus, pourra également être revu à la baisse. Actuellement, les bus (22 au diester et 19 au gaz naturel) consomment en moyenne 45 litres au cent, pour un coût de 900 000 euros par an.
Plus d'infos sur le site de Quimper Communauté
L'objectif est une réduction de 5 à 10 % du carburant consommé d'ici 2010. Le badge personnel du conducteur permettra un suivi personnalisé des consommations et cette information lui sera communiqué tous les mois. Il y a donc visualisation instantanée de la consommation sur le boîtier du bus, et retour d'information chaque mois pour la consommation totale et moyenne. L'information est pertinente dans les deux cas et place le conducteur dans une logique d'amélioration continue de ses performances. D'autant plus que 30 % de l'économie réalisée (une fois l'objectif des 5 % de réduction atteint) sera reversée au conducteur, ce qui pourrait représenter 125 € par an pour 5 % d'économie de carburant.12:30 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.06.2007
Colloque Energie et Société
Je viens de recevoir par mail le programme (programme colloque SEH énergie et société.pdf) des 19èmes journées scientifique de la Société d'Ecologie Humaine. Elles se tiendront à Nantes du 29 au 31 août 2007 et auront pour titre : Energie et société - Sciences, gouvernances et usages.
La question de l'énergie sera abordée à partir de trois thématiques :
- Comment pensons nous la question de l'énergie ?
- Les relations entre formes de société et choix énergétiques.
- Energie et mode de vie : pratiques, perceptions et représentations de l'énergie et de son utilisation.
Quelques uns des intervenants dont les interventions me semblent potentiellement intéressantes :
- Laure Dobigny, en thèse de sociologie à l'Ademe : Du changement énergétique au changement social.
- Aurélie Javelle, en thèse au sein de l'équipe Ecologie du paysage de l'UMR Ecobio à l'université Rennes 1 : le bois-énergie ou les limites d'une politique énergétique. Le cas du nord de l'Ille-et-Vilaine.
- Eric Pautard, en thèse Ademe au Centre d’Etude et de Recherche Travail Organisation Pouvoir de l'université Toulouse Le Mirail : Le pétrole, l'atome et le climat : approche socio-historique des politiques de maîtrise des consommations domestiques de l'électricité.
- etc.
22:51 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.06.2007
Gare aux sirènes de la concurrence ! Mais encore ?
Le 1er juillet prochain aura lieu l'ouverture à la concurrence du marché de l'énergie pour les particuliers. Les rouleaux compresseurs sont dans les starting-blocks, et les pigeons picorent encore tranquillement sans s'inquiéter du lendemain.
L'UFC - Que choisir a réalisé un dossier sur la question et avertit : Gare aux sirènes de la concurrence !
Pour faire simpliste, les particuliers qui ne s'installent pas dans un logement neuf ont deux possibilités :
- rester dans le tarif réglementé que l'Etat impose à EDF, et rien ne se passe, ou
- préférer les prix libres du marché et souscrire à de nouveaux services.
Pourquoi donc ? Parce que le tarif réglementé est sous-évalué par rapport au prix du marché. Et que le prix du marché va continuer de grimper compte tenu de la diminution des stocks d'énergie fossile et de la limitation des GES (gaz à effet de serre) rendue nécessaire par le changement climatique. Donc les commerciaux et les politiques auront beau promettre, cracher (même si c'est pas bien) et jurer, le prix de l'énergie va augmenter et durablement même !
Qu'en dit le Président de l'UFC - Que choisir dans son édito ?
et de conclure
Le conseil donné est donc de rester bien sagement dans le tarif réglementé (du moins tant que celui-ci existe, ce qui ne durera pas éternellement). Sage conseil. Mais pourquoi ne pas expliquer que l'augmentation des prix du gaz et de l'électricité n'est pas conjoncturelle mais bien structurelle ? Pourquoi ne pas conseiller de rester dans le tarif réglementé pour préparer le moment où celui-ci disparaîtra ? Pourquoi ne pas expliquer qu'il n'y aura pas de solution en dehors de politiques ambitieuses d'économies d'énergie au niveau national ?
Conseiller les particuliers / consommateurs sur les risques pris en quittant le tarif réglementé est une excellent chose. Mais s'appitoyer sur les français durement touchés par la hausse du prix du pétrole et s'indigner d'une nouvelle explosion tarifaire me semble un peu juste. Comme dirait l'autre : "C'est un peu court !". Nous quittons l'ère de l'énergie bon marché pour l'ère de l'énergie chère. Il serait bon d'en avoir conscience.
Certes, il ne s'agissait là d'un édito et l'article qu'il accompagne indique tout de même :
Mais les campagnes de communication des fournisseurs d'énergie vont être tellement massives que le message sur l'absolue nécessité des économies d'énergie massives ne doit pas juste servir à conclure les articles sur l'énergie. Il doit être martelé, encore et encore.
22:20 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31.05.2007
So Watt : Du design dans l'énergie
Un article de La Tribune présente l'exposition "So Watt ! Du design dans l'énergie " installée à l'espace EDF Electra à Paris jusqu'au 9 septembre. Cette expo a deux objectifs : penser sa consommation d'énergie en termes d'économie et rendre sensible l'invisible. Pour cela, des designers internationaux ont été mis à contribution.
Les pistes pour matérialiser l'énergie dans l'habitat sont nombreuses :

J'espère que cette exposition connaîtra un grand succès et qu'EDF, ou ses concurrents, exploiteront ces idées pour rendre nos logements plus sensibles à l'énergie. Je suis persuadé que c'est une direction riche en solutions (cf. mon précédent post sur les systèmes d'affichage des consommations d'électricité domestique).
21:23 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.05.2007
Le Cameroun pourrait revenir au rationnement de l'électricité
Le Cameroun a connu en 2006 une saison sèche "particulièrement rude" qui a affecté le débit du fleuve Sanaga et donc la production des deux principaux barrages hydroélectriques du pays. La production devenant temporairement inférieure à la demande, c'est tout l'arsenal d'une gestion de crise qui est sorti : gestion rationelle des réserves dans les retenues d'eau, recours à l'ensemble des moyens de production thermiques du pays, et accords commerciaux avec les clients industriels en vue d'une réduction de leur consommation au profit des ménages. (info trouvée sur allafrica.com)
Que l'on ne se méprène pas. Ce qui arrive aujourd'hui au Cameroun pourrait fort bien arriver après-demain en France. Une saison sèche "particulièrement rude" pourrait sans doute mettre également à rude épreuve le potentiel de production hydroélectrique. Et une partie du parc électro-nucléaire serait probablement concerné si les débits des fleuves assurant le refroidissement des centrales devenait insuffisant. Alors, bien sûr, le réseau électrique français est interconnecté avec celui de ses voisins européens. Mais les sècheresses ne connaissent en général pas les frontières.
On a déjà frôlé le black-out, les difficultés d'approvisionnement arriveront bien un jour ou l'autre. Et ce n'est pas en mettant en service de nouvelles capacités de production que l'on résoudra quoi que ce soit. La réponse doit être plus complète que ça et s'appuyer sur une politique de réduction de la demande d'énergie à long terme. Après tout, le facteur 4 ce n'est rien d'autre !
23:25 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.05.2007
L'arbre d'énergie
Un billet de Worldchanging mentionne The Energy Tree, un concept qui allie affichage des consommations d'électricité domestique, surveillance des poubelles via puces RFID et un arbre. Un arbre ? Oui, un arbre. L'idée est que l'arbre grandisse en fonction de l'éco-efficacité de la maison sous surveillance. Un comportement vertueux / efficace et l'arbre se porte bien. Du gaspillage et il dépérit.
Bon, le designer pousse sans doute le concept un peu loin. Un peu trop à mon avis. Je pense que la simplicité est beaucoup plus pertinente pour ce type de système. Il n'empèche que The Energy Tree fait partie des 34 finalistes de l'édition 2007 du concours de design Microsoft StartSomthing PC.

22:01 Publié dans Economies d'énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


